Par Impact Tank | | 07/11/2022

3 questions à : Fabrice Bonnifet

Fabrice Bonnifet est pleinement engagé dans la lutte pour le climat, avec un angle particulièrement orienté vers la transformation de l’entreprise.

Le directeur Développement Durable & QSE du Groupe Bouygues, président du Collège des Directeurs du développement durable, administrateur de The Shift Project, et auteur de « L’entreprise contributive, concilier monde des affaires et limites planétaires » a répondu à nos questions.

Impact TankQuels sont les projets positifs qui vous ont le plus inspiré dernièrement ?

Fabrice Bonnifet On ne peut pas évaluer objectivement l’impact positif global d’un projet de grande ampleur tant qu’il n’est pas encore complètement opérationnel. Chaque projet comporte des nuisances spécifiques, essentiellement environnementales, mais aussi des avantages sociétaux et économiques dont on ne doit pas considérer qu’ils compensent les externalités négatives environnementales. Les études préalables visent à atténuer ces nuisances mais parviennent rarement à les éliminer complètement, car les aspects financiers dominent toujours les arbitrages. C’est d’ailleurs cette erreur historique associée à notre incapacité à prendre en compte la maintenabilité du capital naturel d’un projet, qui nous a conduit dans la situation que nous connaissons avec un climat à jamais déréglé et une biodiversité qui s’effondre.

Impact Tank – Pourquoi faut-il entreprendre dans l’intérêt de tous.tes aujourd’hui ?

Fabrice Bonnifet L’intérêt de tous ne doit pas être centré que sur nous à un moment donné ! Nous dépendons à 100% de la bonne santé de la biosphère dans la durée, notre intérêt est donc de la protéger. En conséquence entreprendre dans l’intérêt de tous n’est pas qu’une question d’équité ou d’économie de projet inclusif, mais bien d’intégrer le respect des limites planétaires dans la conception et l’exploitation des projets. Reconnaissons qu’aujourd’hui nous sommes loin de cela.

Impact Tank – Quels sont les défis des entreprises en France aujourd’hui ?

Fabrice Bonnifet Le premier défi des entreprises est qu’elles apprennent à compter non pas uniquement ce qu’elles gagnent, mais aussi ce qu’elles doivent à la nature ! A partir de là l’environnement cessera d’être la variable d’ajustement d’un système financier borgne qui valorise la matériel et dévalorise l’immatériel qui est pourtant la seule garantie de notre pérennité !

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