L’IMPACT TANK lance un nouveau groupe de travail dédié aux solutions d’urbanisme inclusif !

L’IMPACT TANK lance un nouveau groupe de travail dédié aux solutions d’urbanisme inclusif !

Le 22 mars 2022, Thomas Hantz, Président d’Acteurs du Grand Paris, et Jean-Marc Borello, Président du Groupe SOS, ont réuni une soixantaine d’acteurs et actrices du développement urbain du Grand Paris – collectivités, entreprises et institutions – pour lancer une démarche inédite : « Projets à impact du Grand Paris ».

De gauche à droite : Yohann Marcet (Directeur du Pôle Impact et Expertises, Groupe SOS), Jean-Marc Borello (Président, Groupe SOS), Thomas Hantz (Président, Acteurs du Grand Paris)

Depuis 2008, le Grand Paris transforme l’agglomération parisienne afin de répondre aux nouveaux enjeux économiques, sociaux et environnementaux. Le Grand Paris a des objectifs ambitieux, avec comme première volonté d’améliorer les conditions et le cadre de vie de tous les habitants de la région Capitale. Pour cela, un des axes principaux est de garantir un accès équitable à tous les Franciliens aux ressources du territoire, dans une approche inclusive de l’aménagement urbain. Les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024, qui se veulent être les Jeux du Grand Paris, participent à accélérer les efforts déployés en ce sens  

Afin d’étudier les solutions qui existent sur le territoire du Grand Paris dans le domaine de l’urbanisme inclusif, Acteurs du Grand Paris s’associe à l’IMPACT TANK et au Groupe SOS, pour réunir les expériences de terrain des Acteurs du Grand Paris et l’expertise de recherche sur l’innovation sociale et la mesure de son impact de l’IMPACT TANK. Ce partenariat visera en particulier à élaborer un référentiel de mesure pour rendre compte de la manière dont les innovations sociales du Grand Paris impactent la vie de nos concitoyens, c’est-à-dire contribuent véritablement à « changer leur vie » en étant pourvoyeur d’amélioration dans leur quotidien et leurs parcours.  

Les travaux répondront à trois questions :  

  • Dans quelle mesure le projet du Grand Paris, et les multiples projets qui le composent, ont-ils fait émerger des innovations sociales qui remplissent l’objectif d’accès équitable à toutes et à tous aux ressources du territoire ? 
  • Comment impulser et accompagner la diffusion de ces innovations sociales au sein du Grand Paris et au-delà, en France et en Europe? 
  • Comment rendre compte de leurs résultats en termes d’impact à l’aide de systèmes de mesure renouvelés et adaptés aux enjeux sociétaux actuels et futurs ? 

Acteurs du Grand Paris et l’IMPACT TANK proposeront des recommandations concrètes sur les facteurs clés de succès des innovations sociales à impact positif et la manière d’évaluer leur pertinence et leur efficacité.  

En parallèle, le Prix de l’innovation sociale du Grand Paris a été lancé, destiné à récompenser les solutions probantes à des enjeux d’intérêt général sur le territoire du Grand Paris.  

Chiffres clés

acteurs et actrices du développement urbain réuni.e.s lors du lancement de la démarche

Matinées Impact à venir, pour donner la parole à des acteurs publics, représentants d'entreprises, porteurs de projets et chercheurs sur les enjeux de l'urbanisme inclusif

façons de s'engager dans la démarche

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Projets à impact du Grand Paris

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impactgrandparis@gmail.com

Retour sur la conférence « Encouraging social innovation in Europe, from research to action » #PFUE2022

Retour sur la conférence « Encouraging social innovation in Europe, from research to action » #PFUE2022

Vendredi 11 mars 2022, 70 acteurs et actrices de l’innovation sociale connecté.e.s depuis 30 pays différents ont participé à notre webconférence « Encouraging social innovation in Europe, from research to action ».

Intervenant.e.s par ordre de prise de parole

Chiffres clés

expert.e.s et chercheur.se.s réuni.e.s pour témoigner des résultats de leurs travaux

pays représentés

enseignements clés à venir

Vendredi 11 mars 2022, 70 acteurs et actrices de l’innovation sociale connecté.e.s depuis 30 pays différents ont participé à notre webconférence « Encouraging social innovation in Europe, from research to action ». Parmi eux, 10 expert.e.s et chercheur.se.s venu.e.s de toute l’Europe sont intervenu.e.s dans l’objectif de :

  • Dresser l’état des lieux des perspectives de recherche sur le développement de l’innovation sociale en Europe ;
  • Partager les enseignements tirés des projets de recherche-action et les moyens concrets de promotion de l’innovation sociale, de l’éducation supérieure à l’entrepreneuriat ;
  • Mettre la recherche-action sur l’innovation sociale au cœur de l’agenda européen.

Présidé par Agnès Audier et animé par Emeline Stievenart, respectivement Présidente et Directrice Scientifique de l’IMPACT TANK, ce débat organisé dans le cadre de la Présidence Française du Conseil de l’Union Européenne s’est articulé autour d’une multitude de sujets.

Dans un premier temps, les intervenant.e.s se sont penché.e.s sur le rôle des universités, associations, entrepreneur.se.s et de la société civile dans le développement, la stimulation et la promotion de l’innovation sociale.

A été également abordé le rôle de l’Union Européenne dans l’identification, le soutien de projets innovants et les programmes actuels de l’UE autour de l’innovation sociale.

Dans la logique d’une approche concrète ont par la suite eu lieu des échanges autour de la mesure de l’impact social, la collaboration entre la recherche et l’action concrète de terrain ainsi que ses challenges notamment autour des difficultés de déploiement et de mise à l’échelle des projets.

Finalement, chaque intervenant.e a su mettre son expertise académique et de terrain au service du débat, ce qui a permis un véritable échange de connaissances et de compétences par-delà les frontières. Les apports de ce débat constituent ainsi une réelle source d’inspiration pour les actrices et acteurs de l’innovation sociale à impact.

Liste des intervenant.e.s par ordre de prise de parole :

Jürgen Howaldt – Professeur à la TU Dortmund University et Directeur du Social Research Center ;

Amélie de Montchalin – Ministre de la Transformation et de la Fonction Publiques ;

Risto Raivio – Expert à La Direction Générale de l’Emploi, des Affaires Sociales et de l’Inclusion de la Commission Européenne ;

Gorgi Krlev – Chercheur au CSI, Heidelberg University, Professeur invité à Politecnico de Milano et Kellogg College, University of Oxford ;

Lisa Hehenberger – Experte en impact social, Professeure associée à l’ESADE et Directrice de l’ESADE Center for Social Impact ;

Carmen Paunescu – Professeure à la Bucharest University of Economic Studies ;

Thierry Sibieude – Professeur titulaire de la chaire Entrepreneuriat et Innovation à Impact à l’ESSEC Business School ;

Frank Moulaert – Spécialiste dans l’analyse de l’innovation sociale dans le développement territorial et Professeur à KU Louvain ;

Anna Seravalli – Chercheuse en Design et Innovation Sociale, Professeure assistante à Mälmo University ;

Yuna Chiffoleau – Experte dans l’étude des circuits courts alimentaires et Directrice de Recherche à l’INRAE.

Événement labellisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur, la Recherche et l’Innovation

Visionner le replay de la conférence

Contacts

Pour en savoir plus sur la conférence 

Emeline Stievenart, Directrice Scientifique de l’IMPACT TANK ─ emeline.stievenart@impact-tank.org

IMPACT TANK

 @ImpactTank

Pour communiquer au sujet de la conférence

Gaelle Cazabat, Responsable Communication de l’IMPACT TANK ─ gaelle.cazabat@impact-tank.org

4 Questions à Hélène L’Huillier sur la Note « La mesure d’impact social, une question de données »

4 Questions à Hélène L’Huillier sur la Note « La mesure d’impact social, une question de données »

« Aujourd’hui, nous faisons face à 2 phénomènes assez fréquents : la fétichisation du chiffre et le rejet du chiffre. L’enjeu auquel la note répond est de donner des éléments pour sensibiliser sur la juste place des données quantitatives dans l’évaluation d’impact social. »

Eclairages sur les enjeux des données dans l’évaluation d’impact social à travers 4 questions à Hélène L’Huillier, économiste-statisticienne de formation, aujourd’hui consultante et chercheuse associée à l’ESSEC, auteure de la Note « La mesure d’impact social, une question de données ».

A quel(s) enjeu(x) répond la note « La mesure d’impact social, une question de données » ?

Cette note trouvera sa place entre les mains de toutes les parties prenantes associées à la mesure d’impact : financeurs, porteurs de projets comme représentants des pouvoirs publics. Aujourd’hui, nous faisons face à 2 phénomènes assez fréquents : la fétichisation du chiffre et le rejet du chiffre. L’enjeu auquel la note répond est de donner des éléments pour sensibiliser sur la juste place des données quantitatives dans l’évaluation d’impact social.

Comme l’explique Alain Desrosières, « quantifier, c’est convenir, puis mesurer ». Pour obtenir un chiffre, la première étape est de fixer des conventions sur ce que l’on souhaite mesurer et la façon dont on va le mesurer. En tant qu’évaluatrice un des rôles qui me tiennent à cœur est de sensibiliser les personnes qui ne sont pas conscientes de cette étape et considèrent qu’un chiffre, « c’est un chiffre, donc c’est objectif ». Pour ces lecteurs et lectrices, l’enjeu de cette note est de rappeler que la quantification, notamment les données d’impact, est un sujet politique (au sens noble du terme).

Inversement, la question des données et du quantitatif peut faire peur et générer un rejet, en particulier, pour des personnes plongées dans le concret et dans l’humain. Il est vrai que des données d’impact ne pourront jamais parfaitement représenter toute la complexité de l’action. La note vise également à sensibiliser sur l’intérêt des données pour répondre à certaines problématiques, en les démystifiant puisqu’on part bien du fait que les données ne sont qu’une manière d’interpréter le réel et que le quantitatif n’est qu’une méthode parmi d’autres.

Pouvez-vous nous citer un ou plusieurs exemples pour illustrer les conventions dont vous parlez ?

Les chiffres du chômage par exemple peuvent être calculés de plusieurs façons, via l’Enquête Emploi de l’INSEE, ou à partir des chiffres de Pôle emploi. On va obtenir des résultats assez différents selon la méthode retenue voire selon la façon de définir les demandeurs d’emploi (par exemple ceux de « catégorie A » c’est-à-dire les personnes sans emploi et en recherche active, ou l’ensemble des inscrits à Pôle emploi).

Autre exemple, aujourd’hui, sur tous les chiffres au sujet de la vaccination ou du nombre de cas de Covid-19 auxquels nous sommes exposés au quotidien, il y a toujours cet enjeu de bien comprendre d’où ils viennent, qui les utilise et à quelle fin. Néanmoins, il est important de ne pas rejeter l’usage du chiffre, dans le sens où il ne présenterait pas d’intérêt puisque « tout est convention ». La note présente par exemple des critères permettant de juger de la qualité d’une donnée.

Que manque-t-il aujourd’hui aux parties prenantes associées à la mesure d’impact pour se saisir des données de la meilleure façon possible ? Faut-il universaliser des indicateurs ou des méthodologies, à l’image du R.A.D.I.S. (référentiel créé par le cabinet KiMSO pour analyser la qualité des données d’impact des associations), ou encore former « au chiffre » toutes les parties prenantes liées à la mesure d’impact ?

Je ne dirais pas qu’il faut que le R.A.D.I.S. devienne un outil universel, car je suis contre la standardisation, quel que soit le sujet. Je suis pour avoir davantage de temps humain pour réfléchir aux choses. Je crois beaucoup en l’intérêt de prendre du recul sur les chiffes, afin d’en dire moins mais avec des chiffres qui revêtent réellement un sens. Ce qu’il manque pour pouvoir effectuer ce pas en arrière, c’est du temps. Les porteurs de projets sont pris dans une spirale où, pour obtenir des financements, ils doivent remplir une montagne de dossiers dans lesquels toujours plus de chiffres sont attendus. Cette lourdeur vient directement du modèle de financement vers lequel l’économie sociale et solidaire est en train de s’orienter : on demande de plus en plus aux organisations de rendre des comptes, sans financement additionnel. Je n’ai pas de solution miracle, et je ne sais pas si le R.A.D.I.S., qui finalement représente un outil en plus à utiliser, aiderait. En tous cas, lire la note est un bon début.

Pouvez-vous nous décrire une « bonne pratique » des données que vous avez pu observer durant votre parcours ?

Il est tout à fait possible de montrer son impact social sans chiffres. J’ai travaillé pendant 3 ans avec l’association Aux captifs la libération, qui accompagne des personnes en situation de prostitution et d’extrême précarité. Les dirigeants de l’association ont une approche de la mesure d’impact que je trouve très juste, ils refusent de se mettre la pression en se disant « il nous faut à tout prix du chiffre ». L’accompagnement de l’association est particulièrement complexe à mesurer, il se dessine sur le temps long et est centré sur la création de lien avec des grands exclus.

Face à des demandes de reporting de leur impact avec des formulations du type « combien de personnes avez-vous aidées à sortir de la rue, combien de douches ont été prises, etc. », l’association a longtemps répondu « ce n’est pas le sujet ! » et proposé des récits de vie d’individus accompagnées sur 15, 20 ans, pour illustrer leur impact. Ils ont décidé il y a 4 ans de construire un outil intégré à l’accompagnement, un outil multidimensionnel et qui mesure réellement ce qui compte pour les personnes accompagnées. Nous sommes arrivés à un arbre, où la personne se positionne avec son accompagnateur sur différentes dimensions, sur le même principe que l’Outcomes star par exemple mais avec des branches et des racines qui émanent directement des valeurs de l’association. L’arbre commence à être utilisé, mais pour l’instant principalement en tant qu’outil d’accompagnement. Les données ne sont pas agrégées pour en tirer des éléments sur l’impact. L’outil que l’on a construit le permet, j’espère qu’un jour il aidera à montrer, à partir de données de suivi de plusieurs dizaines de personnes dans le temps, que l’accompagnement a des effets multiples et imbriqués les uns aux autres sur la vie des personnes. Mais aujourd’hui ce n’est pas le sujet, et en attendant d’être assez « mûrs », les Captifs continuent à illustrer leur impact avec des témoignages très puissants.

Si une association n’est pas prête à publier du chiffre, je trouve cela très courageux de choisir de se limiter à du qualitatif, dans le contexte actuel marqué par une pression forte à la quantification. Certaines associations peuvent se sentir contraintes à foncer vers la mesure d’impact chiffrée, mais ce n’est pas la seule méthode qui existe !

Hélène L’Huillier

Diplômée de l’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique (ENSAE) et de Sciences Po Paris en 2011, Hélène L’Huillier travaille entre 2012 et 2017 sur l’évaluation d’impact de projets de RSE, d’abord en tant qu’ingénieure de recherche au sein du programme CODEV de l’ESSEC puis dans le cadre d’une thèse à l’Université Lille 1 sous la direction de Florence Jany-Catrice et Cécile Renouard. Elle étudie les liens entre les familles d’outils évaluatifs et les différentes approches du développement humain et de la RSE. Elle travaille sur les évaluations de deux projets menés par Danone au Mexique et Total au Nigeria, en s’appuyant sur l’approche des capabilités avec un focus particulier sur la qualité du lien social, et en mobilisant des méthodes mixtes avec le choix de méthodes non expérimentales pour la partie quantitative. Elle contribue à la conception d’un « indicateur de capacité relationnelle ». A l’ESSEC, elle rencontre Emeline Stievenart, aujourd’hui Directrice de l’IMPACT TANK. Après sa thèse, elle rejoint le cabinet spécialisé en évaluation d’impact social KiMSO, cofondé en 2014 par Emeline Stievenart. Entre 2017 et 2020, elle y conduit une vingtaine d’évaluations, principalement sur des projets de l’ESS et autour de thématiques variées (précarité, lien social, insertion professionnelle, égalité des chances, etc.). Aujourd’hui, Hélène L’Huillier est basée à Toulouse et travaille comme consultante au sein d’une CAE. Elle reste par ailleurs rattachée à l’ESSEC en tant que chercheuse associée. Ses activités principales sont l’accompagnement de structures de l’ESS dans leurs démarches d’évaluation d’impact, la conduite de missions d’évaluation, et la contribution à des projets de recherche-action sur les indicateurs de la transition, en partenariat avec le Campus de la Transition.

1ère édition du Panorama annuel de l’évaluation d’impact social : retour sur l’événement de restitution des résultats de l’enquête !

1ère édition du Panorama annuel de l’évaluation d’impact social : retour sur l’événement de restitution des résultats de l’enquête !

Vendredi 26 novembre 2021, les résultats du Panorama de l’évaluation d’impact social en France 2021 ont été présentés aux principales parties prenantes ayant participé à cette grande enquête : une trentaine d’opérateurs, financeurs et évaluateurs ont rejoint les équipes de l’ESSEC et de l’IMPACT TANK mobilisées le temps d’un riche échange d’une heure et demie. Plus de 100 personnes étaient également au rendez-vous pour suivre l’événement en ligne.

Chiffres clés

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des opérateurs sociaux qui mettent en œuvre une évaluation d'impact social ont commencé à mobiliser des ressources humaines dédiées en interne

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des financeurs ayant répondu déclarent avoir pleinement intégré l’évaluation d’impact social à leurs pratiques ou être montés en puissance sur la question

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des structures évaluatrices interrogées ont commencé leur activité d’évaluation d’impact social au cours des trois dernières années

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Contacts

Pour en savoir plus sur le Panorama 

Louis Raynaud de Lage, ESSEC  louis.raynauddelage@essec.edu

 Labo E&MISE ESSEC, IMPACT TANK

 @ImpactTank

Pour communiquer au sujet du Panorama 

Gaelle Cazabat, Impact Tank ─ gaelle.cazabat@impact-tank.org

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